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 The Bat (1926)

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bikinikill
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MessageSujet: The Bat (1926)   Mer 19 Déc 2012 - 13:46


Réalisé par : Roland West
Scénario de : Julien Josephson
Acteurs : Emily Fitzroy, Louise Fazenda, Arthur Housman, Robert McKim, Jack Pickford
Année de production : 1926
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 20 septembre 2012 (Hantik Films)
Date de sortie au cinéma en France : -
Pays : France
Saga : -

Synopsis

Dans une vieille demeure, différents protagonistes cherchent une pièce secrète dans laquelle est caché le butin d’un braquage. Dans le même temps, un criminel déguisé en chauve-souris géante les élimine les uns après les autres…
Mon avis

Pour la sortie de son quatrième titre dans le cadre de la collection Scare-ific, l’éditeur français Hantik Films vient de frapper un grand coup avec The Bat, un métrage muet de 1926 de Roland West, avec entre autres George Beranger, Charles Herzinger ou bien Emily Fitzroy.
Pourquoi un grand coup ? Et bien parce que la copie de The Bat a longtemps été considérée comme perdue et qu'Hantik nous la propose aujourd’hui pour la première fois en DVD dans sa version d’origine, sous-titrée en français.

Basé sur la pièce de théâtre de Mary Roberts Rinehart et Avery Hopwood qui a fait les beaux jours de Broadway en 1920, The Bat de Roland West développe sa trame sur le thème du whodunit en huis clos, un genre alors en pleine expansion au tout début du siècle dernier.

Dans une vieille demeure, différents protagonistes cherchent une pièce secrète dans laquelle est caché le butin d’un braquage. Dans le même temps, un criminel déguisé en chauve-souris géante les élimine les uns après les autres…

Après une très jolie scène d’introduction qui présente l’ignoble vilain, la Chauve-Souris à grand renforts de décors en clair / obscur, Roland West rentre tout de suite dans le vif du sujet en nous présentant au compte-gouttes, toute la galerie des personnages qui vont se croiser dans l’immense manoir d’un banquier mystérieusement disparu.
On y retrouve pêle-mêle : la locataire, Cornelia Van Gorder, sa gouvernante Lizzie Allen, un domestique japonais, la nièce de Cornelia, son ami banquier, le docteur Wells, un proche du propriétaire des lieux, le détective Moletti, un commissaire ainsi que le mystérieux ennemi public : la Chauve-Souris.
Bref, tout est mis en place dans les règle de l’art du whodunit pour que le spectateur s’y perde et cherche à savoir qui se cache sous les traits de cet ennemi public mystérieux et insaisissable, au travers de vrais faux rebondissements et vraies révélations… parfois fausses !

Evidemment, même si le film a subi les affres du temps du point de vu formel, avec un jeu d'acteur très surjoué voire même daté (il ne faut pas oublier qu'on est dans un métrage muet à l'aspect théâtral prégnant) – notamment chez Louise Fazenda qui se charge de l’aspect comique du film –, il n'en reste pas moins que sur la fond et dans l'articulation du scénario, The Bat n'a pas grand-chose à envier aux films actuels, malgré ses quatre-vingt-six ans au compteur !

En effet, en plus des idées fortes de l'histoire écrite par Mary Roberts Rinehart (aussi surnommée l'Agatha Christie américaine), Roland West a mis un point d'honneur à retranscrire l'énergie de la pièce de théâtre sur pellicule. De ce fait, le réalisateur insuffle énormément de rythme à son récit, si bien qu'il n'y aura aucun temps mort, à la plus grande joie des spectateurs que nous sommes.
En ce sens, la multitude des personnages qui se croisent dans l'immense demeure apporte pas mal de peps à l'ensemble au fil de quiproquos bien étudiés, de rebondissements et d'une bonne dose de mystère... C’est sûr, on n’est pas toujours très loin du vaudeville, mais force est de constater que tout s’enchaîne plutôt bien.

Qui plus est, la belle photographie noir et blanc d'Arthur Edeson et les décors peints de William Cameron Menzies (Les Envahisseurs De La Planète Rouge) donnent de leurs côtés, une ambiance assez sombre au métrage, façon gothique avant l'heure (avec des jeux d’ombre et lumière), une sorte d’imagerie expressionniste que Tim Burton ne renierait pas aujourd'hui…

Bref, ne nous y trompons pas : malgré son âge canonique The Bat possède tous les ingrédients d'un bon film, grâce à un scénario bien ficelé, une prestation au cordeau et l'excellence de la mise en scène. C'est sans doute pour ça que la bobine a traversé les décennies avec une fraîcheur encore palpable.
D'ailleurs, devant le succès de son œuvre, Roland West en fera un remake en 1930 sous le nom de The Bat Whispers avec Chester Morris et Una Merkel, puis une seconde version du film sera tournée en 1959 par Crane Wilbur avec les acteurs Vincent Price et Agnes Moorehead.

Pour la petite histoire, sachez que le dessinateur Bob Kane affirme dans son livre autobiographique Batman And Me que le film The Bat lui a inspiré le personnage de Batman.
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